Un gel hydroalcoolique n’est pas l’autre

Le Sénateur Gaëtan Van Goidsenhoven a pointé d’inquiétantes disparités entre les gels mis sur le marché par le biais d’une question écrite adressée au ministre de la Santé publique.

Conséquence directe de la crise sanitaire, la vente de gels hydroalcooliques a explosé ces derniers mois avec, chacun s’en souvient, une pénurie en Belgique en mars 2020.

Le temps a passé et des solutions ont été trouvées pour rapprocher l’offre de la demande. Les consommateurs ont désormais accès une multitude de produits et ce, dans différents points de vente.

Tout n’est pas parfait pour autant. Comme le constate le Sénateur et chef de groupe MR Gaëtan Van Goidsenhoven dans une question écrite adressée au ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke (sp.a), « dans un dossier du 26 août 2020, Test-Achats a souligné que certains produits hydroalcooliques sur le marché ne disposaient pas d’autorisation ».

Cet aval est une obligation pour tout ce qui appartient à la catégorie des biocides. « Pour toute commercialisation, le gel doit obtenir une autorisation qui le place dans une liste officielle, soit définitive, soit temporaire de six mois en raison de l’urgence de la lutte contre le coronavirus », précise le Sénateur MR dans son courrier.

Il faut dire, en effet, que certains produits biocides peuvent être nocifs pour la santé et l’environnement. « Une mauvaise utilisation et connaissance du produit de même qu’une mauvaise concentration peuvent également être néfastes, complète Gaëtan Van Goidsenhoven. A cet égard, les listes officielles des biocides peuvent être utiles aux consommateurs. Certains observateurs y remarquent cependant un manque de clarté dû à la longueur du document. »

Et le chef de groupe de préciser ses demandes au ministre :
1) Une simplification des listes «biocides officiels» et «biocides temporaires» est-elle prochainement prévue, voire envisagée?
2) Si non, est-il envisageable de créer une liste simplifiée « annexe » qui accompagnerait le document officiel de base?
3) Quels mécanismes sont actuellement prévus afin de réduire le risque de trouver sur le marché des biocides qui ne disposeraient d’aucune autorisation ?
4) Combien de gels hydroalcooliques ont, au cours de ces six derniers mois, dû être retirés du marché par faute d’autorisation ?