Trafic de vaccins et hausse du crime organisé

Le Sénateur et chef de groupe MR Gaëtan Van Goidsenhoven a questionné la ministre de l’Intérieur sur l’augmentation ces derniers mois de divers phénomènes problématiques tels que le crime organisé, l’afflux de drogues, le trafic de vaccins, la fraude financière…

Depuis l’apparition du Covid-19 en Belgique, de nombreux rapports d’enquête mettent en évidence le développement du crime organisé au sein de nos frontières ainsi qu’en Europe. C’est du moins ce qu’affirme Catherine De Bolle, la directrice d’Europol, qui pointe notamment un afflux de drogues et, plus particulièrement de cocaïne, jamais observé sur le territoire européen.

C’est ce qui a poussé le Sénateur MR Gaëtan Van Goidsenhoven à adresser une question écrite à Annelies Verlinden, le ministre de l’Intérieur, des Réformes institutionnelles et du Renouveau démocratique.

« Le point de rupture est tel que l’impact sur l’économie et les droits de l’homme augmente de jour en jour, explique le chef de groupe libéral. Le cas de l’augmentation du trafic de drogues n’est pas la seule problématique abordée. Depuis plusieurs mois, certains experts observent également une augmentation du trafic de vaccins et d’autotests, un accroissement de la fraude financière, un renforcement de la cybercriminalité, etc. Des éléments ô combien préoccupants en ces temps de crise et qui renforcent le climat anxiogène régnant depuis maintenant plusieurs mois. »

Et Gaëtan Van Goidsenhoven de partager six interrogations précises auprès de la ministre :

1) Quelle est votre appréciation de la situation ?

2) En considérant que certaines entreprises belges affaiblies par la crise sanitaire peuvent être des victimes de premier choix pour le crime organisé, combien de signalements dans ce cadre la police a-t-elle reçus depuis mars 2020 ?

3) Parmi les phénomènes criminels aggravés par la crise du Covid-19, quels sont les crimes qui sont observés de manière plus importante en Belgique ?

4) Quels sont les outils actuellement mis en place pour faire face à l’augmentation de ces crimes ?

5) Comment se porte la coopération internationale en la matière ?

6) Les plateformes numériques semblent jouer un rôle de plus en plus important dans l’aggravation de ces crimes. A cet égard, où en est la stratégie policière belge en matière de cybercriminalité ?

Reste à attendre la réponse de la ministre.