Horodateurs et respect de la vie privée

Le Sénateur Georges-Louis Bouchez pointe un double problème potentiel lorsqu’il est impossible de payer son stationnement en cash. Il a profité d’une question écrite pour en informer Wouter Beke, le ministre en charge de la Protection des consommateurs.

Quel est le lien entre certains horodateurs et le respect de la vie privée ? Une récente question écrite adressée par le Sénateur MR Georges-Louis Bouchez au ministre de la Protection des consommateurs Wouter Beke (CD&V) l’illustre clairement.

Le fait est qu’il est de plus en plus souvent impossible de payer son stationnement à l’aide de monnaie ou de billets, les systèmes en place n’acceptant que les cartes bancaires, les applications pour smartphone et/ou les SMS. Ce qui a interpellé le citoyen montois à divers égards.

« Cette nouvelle méthode pose deux questions, expose Georges-Louis Bouchez. La première relève du respect de la vie privée. L’automobiliste indique en effet clairement à une société privée l’endroit et le moment où il se trouve sans avoir la possibilité de s’en abstenir… Il ne s’agit plus réellement d’un consentement à communiquer des données personnelles mais bien d’une contrainte puisque le non-paiement entraînerait une redevance ou une taxe de stationnement bien plus chère et aux effets identiques sur la localisation. »

Et le Sénateur de demander au ministre s’il ne faudrait pas contraindre les villes et communes à continuer de permettre le paiement à l’aide de billets et de pièces.

« Tout aussi fondamental, les systèmes de paiement par SMS impliquent des frais supplémentaires afin de couvrir la transaction, complète Georges-Louis Bouchez. Ceux-ci varient de 10 à 30 centimes selon les plateformes. Cela a pour conséquence d’augmenter le coût total parfois de façon significative. C’est d’autant plus inacceptable lorsque le choix n’a pas été laissé au consommateur. »

D’où la seconde interrogation du citoyen montois à Wouter Beke : ne faudrait-il pas faire supporter le coût de la transaction aux communes, et non aux usagers, lorsque celles-ci n’offrent pas d’alternative ?