Anne-Charlotte d’Ursel : « Nous ne pouvons pas continuer à ignorer la réalité du Covid long qui touche 1 belge sur 25 »

Depuis octobre 2025, le groupe MR au Sénat, à l’initiative de la sénatrice Anne-Charlotte d’Ursel, porte une proposition de résolution pour assurer une prise en charge efficace des patients atteints de Covid long. Cette semaine, nous continuons d’avancer avec des auditions d’experts au sein de la Commission des matières transversales.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon Sciensano, entre 300.000 et 400.000 personnes souffrent du Covid long en Belgique.

Plus de 200 symptômes différents ont été identifiés : fatigue chronique, brouillard mental, douleurs, troubles respiratoires, troubles cognitifs, anxiété. Des hommes, des femmes et des enfants qui, du jour au lendemain, ont perdu leur capacité à travailler, à vivre normalement, et qui se retrouvent seuls face à une maladie que beaucoup ne reconnaissent pas encore à sa juste mesure. Cette réalité, nous ne pouvons pas continuer à l’ignorer.

« Des milliers de Belges attendent depuis trop longtemps une réponse à la hauteur de ce qu’ils vivent. Le MR a pris l’initiative de ce travail parlementaire, et nous irons jusqu’au bout. » affirme Anne-Charlotte d’Ursel, sénatrice MR.

Car le constat est accablant : il n’existe, dans notre pays, aucun centre spécialisé dédié au Covid long, là où d’autres nations européennes, comme les Pays-Bas, ont déjà pris leurs responsabilités. « La convention INAMI en vigueur depuis juillet 2024 va dans le bon sens, mais elle reste trop peu connue, trop peu appliquée, et le suivi multidisciplinaire qu’elle prévoit reste largement sous-exploité. Les patients, eux, continuent d’errer de médecin en médecin, souvent incompris, parfois stigmatisés. Ce n’est pas acceptable. »

C’est pourquoi nous avons souhaité entendre ceux qui connaissent cette maladie au plus près. En ce début mai, la commission a auditionné :

  • Margaux Mignolet, doctorante à l’UNamur dont les recherches portent sur les mécanismes biologiques du Covid long,
  • Le Dr Marc Jamoulle, médecin généraliste et chercheur à l’UCLouvain et à l’ULiège, figure reconnue dans ce domaine,
  • Sarah Moreels, chercheuse et responsable de données à Sciensano.

« Notre proposition demandera au gouvernement de reconnaître le Covid long comme un enjeu majeur de santé publique, de créer des parcours de soins multidisciplinaires et personnalisés, d’initier des formations pour les médecins, de soutenir la recherche scientifique et l’accès aux traitements innovants, d’améliorer la collecte de données, et d’accompagner les patients, en particulier les femmes, davantage exposées, et les jeunes. Ce sont des mesures concrètes, réalisables, et urgentes. »