Partage d’expériences belgo-bosnien

Gaëtan Van Goidsenhoven, tout comme Alexander Miesen la veille, a rencontré une délégation de parlementaire de Bosnie-Herzégovine. Les deux Sénateurs MR ont eu la responsabilité de présenter une partie du système institutionnel belge.

Depuis quelques jours sur le sol belge, une délégation des Assemblées cantonales de la Fédération de Bosnie-Herzégovine a rencontré, ce jeudi 20 février, le Sénateur et chef de groupe MR Gaëtan Van Goidsenhoven.

Objectif de cette entrevue : faire le point sur le rôle de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans le système institutionnel belge mais aussi au sein de l’Union européenne et d’autres instances internationales. Le Sénateur anderlechtois est, il est vrai, également membre du Parlement de la Communauté française depuis 2016.

« Le système politique belge a ses propres particularités… qui peuvent parfois se montrer complexes, a d’emblée résumé Gaëtan Van Goidsenhoven. Plusieurs niveaux de pouvoirs coexistent, en effet, et la mise en œuvre de certaines politiques peut donc s’avérer parfois ardue. »

Concernant sa présentation de la Fédération, le chef de groupe MR du Sénat est parvenu à proposer un exposé clair et succinct, rappelant tout d’abord qu’il s’agit d’une institution au service des francophones de Bruxelles et de Wallonie, soit quelque 4.300.000 personnes, qui s’occupe des matières liées à l’Enseignement, la Culture, le Sport, l’Aide à la jeunesse, la Recherche scientifique et les Maisons de justice.

« Des compétences variées, donc, au sein desquelles nous devons constamment faire face à de multiples défis, a expliqué Gaëtan Van Goidsenhoven avant de donner quelques exemples. Je pourrais citer la thématique de l’enseignement et de la nécessité, entre autres, d’offrir une éducation efficace en termes d’apprentissage des langues. Le multilinguisme est aujourd’hui absolument important dans notre société mondialisée. Au niveau de la FWB, nous y sommes pleinement attentifs. »

L’action de la Fédération Wallonie-Bruxelles au niveau international n’a pas été éludée. « De par le partage des compétences, nous sommes fréquemment amenés à collaborer dans de nombreux dossiers avec l’Union européenne, l’OCDE, le Conseil de l’Europe, l’ONU…, a précisé le Sénateur libéral. De manière générale, la Communauté française suit de façon très rapprochée les travaux internationaux la concernant, mais également les questions plus transversales comme, par exemple, les aides d’Etat, la propriété intellectuelle ou encore l’économie numérique. »

Et Gaëtan Van Goidsenhoven de conclure que, vu que ces compétences peuvent être abordées à divers niveaux de pouvoir, il est essentiel de dialoguer constamment afin de répondre à l’ensemble des défis auxquels fait face la FWB.

La veille, c’est Alexander Miesen qui a eu la responsabilité de décrire la place et le fonctionnement de la Communauté germanophone à la même délégation de parlementaire bosniens. Le Sénateur MR s’est acquitté de cette mission en duo avec le Président du Parlement germanophone Karl-Heinz Lambertz.

A noter que la Bosnie-Herzégovine ne fait actuellement pas partie de l’Union européenne. Elle est toutefois demandeuse d’une entrée au sein de l’UE. Cette semaine de visites s’inscrivait dans le cadre du projet de jumelage qui permettrait à la Bosnie de préparer un rapprochement et une adhésion.