La francophonie, c’est bien plus qu’une langue ; c’est un lien culturel puissant qui rassemble des peuples autour de valeurs partagées de paix, de démocratie et de solidarité. Hier, la Présidente du Sénat Valérie De Bue a accueilli le groupe des ambassadeurs francophones, un moment fort en échanges et en diversité.
La francophonie est un espace dynamique, où se construisent des ponts entre les cultures, favorisant le dialogue et l’entraide. Nous sommes fiers de faire partie de cet espace et de contribuer activement à son développement et à sa pérennité.
Retrouvez ici le discours complet qui célèbre cette union francophone et réaffirme notre engagement envers un avenir commun et harmonieux.
Discours de Madame la Présidente du Sénat – Rencontre avec le Groupe des Ambassadeurs francophones de Bruxelles
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Chers représentants de l’Organisation internationale de la Francophonie,
Madame l’Ambassadeur de Roumanie, Présidente du Groupe des Ambassadeurs francophones,
C’est un honneur et un plaisir de vous accueillir aujourd’hui au Sénat belge. Je souhaite avant tout remercier la Roumanie, qui assure actuellement la présidence de votre Groupe, ainsi que la Représentation de l’Organisation internationale de la Francophonie auprès de l’Union européenne pour son engagement en faveur de la Francophonie et de la diversité linguistique à Bruxelles.
La Belgique est un pays au carrefour des cultures et des langues, et notre Sénat incarne cette richesse et cette pluralité. Le Sénat belge n’est pas seulement une chambre législative, c’est aussi un lieu privilégié de dialogue, d’information et de rencontre entre les différentes entités fédérées de notre pays. Nous sommes un point d’ancrage essentiel dans le paysage institutionnel belge.
L’une des contributions les plus marquantes du Sénat est notre rôle dans la production de rapports d’information. Ces rapports permettent aux parlementaires d’analyser des enjeux sociétaux et politiques majeurs, d’établir des ponts entre les niveaux de pouvoir, et de proposer des recommandations pour l’avenir. Ils couvrent des thématiques essentielles allant de la justice sociale à l’économie, en passant par la santé publique. Dans un pays complexe comme le nôtre, avec ses trois régions et ses trois communautés linguistiques, ces rapports permettent de forger des consensus et d’orienter les politiques publiques.
Priorités législatives
Transition énergétique et environnement : La Belgique met l’accent sur des politiques environnementales ambitieuses dans le cadre de l’Accord de Paris, avec des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’investissement dans les énergies renouvelables.
Réformes économiques : La Belgique cherche à réformer son système fiscal pour encourager les investissements et soutenir la croissance économique, tout en réduisant la dette publique.
Social et bien-être : Le pays met en œuvre des réformes dans le secteur de la santé, de l’éducation et des pensions afin d’améliorer le bien-être des citoyens, tout en affrontant des défis démographiques et sociaux.
En outre, le Sénat est un lieu de dialogue privilégié entre les entités fédérées. C’est ici que nous nous retrouvons pour discuter des défis communs, qu’ils concernent la santé, l’enseignement, ou encore la coopération internationale. Nous avons, dans cette chambre, la responsabilité de rassembler les voix de toutes les régions et communautés du pays, ce qui renforce notre rôle de trait d’union institutionnel. Ce dialogue est d’autant plus précieux dans un moment politique délicat comme celui que traverse la Belgique aujourd’hui.
En effet, nous sommes en pleine période de formation du gouvernement fédéral, suite aux élections du 9 juin dernier. Ces négociations, comme vous le savez, sont toujours complexes dans notre pays. La composition de nos gouvernements exige non seulement un équilibre entre les différentes forces politiques, mais également une représentation juste de toutes les sensibilités régionales et communautaires. Ce processus, bien que parfois long, est une manifestation de la démocratie belge dans toute sa diversité. Notre Sénat, par son rôle consultatif, offre un espace de réflexion serein pour que cette diversité puisse s’exprimer pleinement.
Actualités politiques en Belgique
Instabilité politique : La Belgique fait face à une instabilité politique avec des négociations gouvernementales complexes, dues à la diversité des partis politiques qui représentent différentes régions linguistiques (flamands, wallons, germanophones) et des visions politiques variées.
Réformes institutionnelles : Le pays continue d’évoluer en matière de réformes institutionnelles, notamment en ce qui concerne l’autonomie des régions (Flandre, Wallonie, Bruxelles) et les relations entre les niveaux fédéral et régionaux.
Questions communautaires : Les tensions entre les communautés linguistiques, particulièrement entre les Flamands et les francophones, continuent d’affecter le débat politique, notamment en ce qui concerne les questions de financement, de répartition des pouvoirs et de représentation.
Cette diversité, qu’elle soit politique, culturelle ou linguistique, fait écho à un autre grand principe que nous partageons au sein de la Francophonie : le multilinguisme et la diversité culturelle. La Belgique, avec ses trois langues officielles, est un exemple vivant de la cohabitation harmonieuse des cultures. En ce sens, notre appartenance à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est un prolongement naturel de cette pluralité.
Le français, ici, est l’une des langues nationales, mais il est aussi un vecteur de dialogue international. Par la Francophonie, nous sommes connectés à un espace culturel, linguistique et politique qui s’étend bien au-delà de nos frontières. Cet espace est un lieu d’échange et de solidarité, et c’est grâce à lui que nous parvenons à promouvoir des valeurs aussi universelles que la paix, la démocratie et les droits de l’homme.
La Francophonie, par son attachement à la diversité linguistique, est une plateforme unique où cohabitent plusieurs langues, cultures et identités. C’est une richesse que nous devons valoriser, car le multilinguisme est un gage de tolérance et de compréhension mutuelle. Ici en Belgique, nous vivons cette diversité au quotidien. Bruxelles, ville siège de nombreuses institutions européennes, est le carrefour de ces multiples influences, où le français côtoie l’anglais, le néerlandais, l’allemand et bien d’autres langues.
Je tiens à souligner que cette diversité n’est pas un obstacle, mais bien une force. Le multilinguisme enrichit nos sociétés, renforce notre capacité à dialoguer, à comprendre les différences et à bâtir des ponts entre les cultures. En ce sens, je me réjouis de la mission de l’OIF à Bruxelles, qui assure la promotion de cette diversité au sein des institutions européennes.
Multilinguisme en Belgique
La cohabitation des langues : La Belgique est un modèle de multilinguisme, où le néerlandais, le français et l’allemand sont les trois langues officielles. Ce multilinguisme est une richesse, mais crée aussi des défis dans la gestion des services publics et l’intégration des citoyens dans une société diverse.
Le rôle du français : En tant que langue de la majorité dans la région wallonne et à Bruxelles, le français reste un pivot dans les relations politiques et culturelles, malgré la forte présence du néerlandais en Flandre.
Les enjeux éducatifs : Le système éducatif belge doit répondre aux besoins linguistiques variés des élèves, avec un accent mis sur l’enseignement des langues étrangères dès le plus jeune âge pour promouvoir la mobilité et la compréhension interculturelle.
Pour conclure, permettez-moi de dire que le Sénat belge, par son fonctionnement et son histoire, est un miroir de ce que nous célébrons aujourd’hui : la diversité culturelle, linguistique et politique. Nous croyons fermement que cette diversité est la clé pour construire un monde plus juste et plus solidaire. Et c’est dans cet esprit que nous poursuivons notre engagement en faveur des valeurs de la Francophonie, tout en restant attachés à notre rôle d’arbitre institutionnel au sein du système fédéral belge.
Diversité culturelle et sociale
La diversité dans la société belge : La Belgique, avec ses communautés flamandes, wallonnes, et germanophones, ainsi que ses populations issues de l’immigration, incarne une diversité culturelle notable. Cette diversité se reflète dans les pratiques culturelles, gastronomiques, et artistiques qui enrichissent le pays.
Politiques d’intégration : La Belgique poursuit des efforts pour intégrer les minorités et les nouveaux arrivants tout en préservant la diversité culturelle, avec des programmes d’intégration qui visent à favoriser l’égalité des chances et à lutter contre les discriminations.
Les défis de la cohésion sociale : Malgré ces efforts, la Belgique fait face à des défis concernant la cohésion sociale, avec des tensions autour des questions d’immigration, de la laïcité, et de l’égalité des droits pour toutes les communautés, qu’elles soient linguistiques, culturelles ou religieuses.
Je vous remercie pour votre attention, et je vous souhaite des échanges fructueux durant cette rencontre.
https://www.mrsenat.be/wp-content/uploads/2024/11/09.jpg12801920Olaf Vanhttps://www.mrsenat.be/wp-content/uploads/2023/09/Logo-senat.jpgOlaf Van2024-11-13 12:37:112024-11-13 12:37:11Rencontre avec le groupe des ambassadeurs francophones
En ce 11 novembre, Valérie De Bue, Présidente du Sénat, a tenu un discours à l’occasion de la commémoration de l’Armistice, marquant les 106 ans de la fin de la Première Guerre mondiale.
Dans son allocution, elle a honoré la mémoire des soldats, résistants et civils qui ont sacrifié leur vie pour défendre la paix et la liberté, rappelant que ces valeurs fondamentales doivent être protégées avec détermination.
La Présidente a également souligné l’importance du devoir de mémoire, essentiel pour transmettre aux jeunes générations l’horreur de la guerre et la nécessité de préserver la paix. Avec une profonde reconnaissance envers les anciens combattants et les résistants présents, elle a encouragé les enfants à être les gardiens de ces idéaux, pour construire un avenir où la diplomatie et la solidarité priment sur la violence.
Discours de Mme Valérie De Bue, Présidente du Sénat, à l’occasion de la commémoration de l’Armistice – 11 novembre 2024
Mesdames et Messieurs les anciens combattants, résistants, prisonniers, ainsi que les membres de vos familles,
Mesdames et Messieurs les anciens combattants, résistants, prisonniers, ainsi que les membres de vos familles,
Chers enfants venus des différentes provinces de notre pays,
Chers enfants venus des différentes provinces de notre pays,
Aujourd’hui, nous nous réunissons en ce 11 novembre pour commémorer l’Armistice, signé il y a 106 ans, qui mit fin à la Première Guerre mondiale. Ce conflit, l’un des plus tragiques de notre histoire, a à jamais marqué le destin de la Belgique, de l’Europe et du monde.
C’est un moment de recueillement où nous honorons la mémoire de celles et ceux qui ont donné leur vie pour la paix et la liberté. C’est aussi un moment pour remercier, du fond du cœur, toutes celles et ceux qui ont lutté pour les regagner. Mais c’est aussi l’occasion de réaffirmer notre engagement à préserver ces valeurs d’humanité et de solidarité, durement apprises au prix d’immenses sacrifices.
Benjamin Franklin, l’un des pères fondateurs des États-Unis, nous rappelait : « Il n’y a jamais eu de bonne guerre ni de mauvaise paix. » Une vérité puissante, trop souvent ignorée encore aujourd’hui. Car oui, la guerre continue de ravager l’Ukraine, le Moyen-Orient, le Soudan et bien d’autres régions. Chaque jour, nous sommes témoins de la souffrance qu’elle engendre : à la télévision, dans nos villes, dans nos rues où des réfugiés arrivent, déracinés par la violence.
Dans une guerre, personne ne sort gagnant. On perd son travail, sa maison, son village, ses proches, parfois même sa vie. La grande leçon que nous tirons de chaque guerre est simple : « Plus jamais ça ! » La guerre ne construit rien, elle ne fait que détruire. C’est pourquoi il est tellement regrettable que cette leçon soit encore oubliée de nos jours.
Mais c’est aussi pour cela que je me réjouis qu’ici, chaque 11 novembre, de jeunes générations puissent rencontrer ceux qui ont vécu ces conflits. Des hommes et des femmes qui, en tant que combattants, résistants, prisonniers, ou même enfants, ont été témoins de l’horreur de la guerre. Ils étaient parfois plus jeunes que vous et portent en eux cette expérience douloureuse. Ces personnes sont précieuses, car elles sont la mémoire vivante de ce que la guerre détruit, et il est essentiel de les écouter pour ne pas répéter les erreurs du passé.
Je tiens également à vous rappeler, en particulier à ceux qui découvrent cet hémicycle pour la première fois, que cet endroit même a servi de tribunal militaire sous l’occupation allemande durant la Première Guerre mondiale. C’est ici que des citoyens, ayant eu le courage de résister à l’occupant, furent condamnés à mort. Un lieu chargé d’histoire et de mémoire.
Nos soldats et résistants, durant les deux guerres mondiales, n’ont pas seulement combattu pour défendre des frontières, mais pour défendre des idéaux. Ils se sont battus pour des valeurs universelles : la dignité humaine, la justice, la souveraineté des peuples, la démocratie. Leur combat nous rappelle que la liberté, loin d’être un acquis, est un bien précieux qu’il faut protéger constamment.
Le travail de mémoire que nous accomplissons aujourd’hui, en présence de nos anciens combattants et de nos jeunes, est fondamental. Il est de notre devoir de transmettre ces récits, ces luttes, ces sacrifices, pour qu’ils ne soient jamais oubliés. Vous, les jeunes, devez comprendre l’importance de la paix, de la solidarité, et devenir les témoins et les gardiens de ce passé.
Chers enfants, vous êtes l’avenir. Vous êtes les bâtisseurs du monde de demain, un monde sans guerre, un monde où la diplomatie et la solidarité triomphent de la violence et de l’intolérance. Aujourd’hui, nous devons renouveler notre engagement en faveur de la paix, mais aussi pour la défense des principes qui fondent nos sociétés libres. À vous, jeunes générations, je fais confiance pour devenir les messagers de ce souvenir, les porteurs de cette flamme d’espoir et de paix. Ne laissez jamais la guerre et la haine prendre le dessus. Soyez les artisans de ce monde que nous rêvons pour vous : un monde libre, juste et pacifique.
Mesdames et Messieurs, je vous souhaite des échanges enrichissants et inspirants.
https://www.mrsenat.be/wp-content/uploads/2024/11/Untitled-design.png10801080Olaf Vanhttps://www.mrsenat.be/wp-content/uploads/2023/09/Logo-senat.jpgOlaf Van2024-11-11 15:34:482024-11-11 16:06:14Discours de Valérie De Bue à l’occasion de la commémoration de l’Armistice – 11 novembre 2024
Lors de la séance plénière du 8 octobre, Valérie De Bue, présidente du Sénat, a réaffirmé a réaffirmé l’importance du dialogue fédéral et du rôle du Sénat comme lieu de coopération et de compromis pour l’unité de notre pays. Bonne lecture !
Chers collègues,
C’est avec une grande une profonde reconnaissance que je me tiens de nouveau devant vous aujourd’hui, honorée par la confiance que vous me renouvelez en me portant à nouveau à la présidence du Sénat.
Depuis ma première élection, la situation politique en Belgique a évolué, et les défis auxquels nous sommes confrontés, eux, n’ont fait que croître.
Les discussions sur l’avenir de notre institution demeurent. Il est clair que le chemin qui nous attend est parsemé de défis et de décisions majeures. Mais pour l’instant nous avons la responsabilité de le faire fonctionner de manière optimale, dans le respect de notre Constitution et de notre rôle institutionnel.
L’utilité du Sénat ne peut toutefois pas se résumer à une économie budgétaire. Nos communautés et régions, bien que diverses, doivent se rencontrer, discuter et collaborer. C’est là que réside la véritable force du fédéralisme de coopération, un modèle unique en son genre, qui trouve ici, au Sénat, l’une de ses plus importantes incarnations.
Car, si la Belgique est riche de sa diversité, elle est forte de son unité dans le dialogue. Nous devons continuer à montrer que, même dans un pays aux multiples identités, la discussion et la recherche de solutions communes sont possibles et fructueuses.
Notre mission ici est claire : représenter fidèlement les entités fédérées au niveau fédéral, assurer un dialogue constructif entre elles et travailler sans relâche pour le bien commun de notre nation.
En tant que présidente, je m’engage à continuer de faire du Sénat cet espace de dialogue, où chaque voix est écoutée, où chaque idée mérite d’être débattue.
Le compromis à la belge, ce fameux équilibre délicat qui permet à notre pays de fonctionner malgré ses différences, est plus que jamais nécessaire. Chers collègues, il existe et il doit continuer à exister. Pour cela, nous devons travailler ensemble, avec détermination et en toute confiance.
Je vous remercie pour votre confiance renouvelée et suis impatiente de poursuivre ce travail collectif, au service de la Belgique et de toutes ses entités.
Merci.
https://www.mrsenat.be/wp-content/uploads/2024/10/IMG_5237-e1728404086461.jpg11391068Olaf Vanhttps://www.mrsenat.be/wp-content/uploads/2023/09/Logo-senat.jpgOlaf Van2024-10-08 18:15:052024-10-08 18:15:57Discours de la Présidente – Un appel au dialogue et à la coopération au Sénat
Le Mouvement Réformateur (MR) exprime sa profonde inquiétude face à l’attitude de certains partis qui menacent de perturber le bon fonctionnement de l’assemblée. En séance plénière de ce 8 octobre, le Vlaams Belang s’est montré réticent à prendre en considération des textes déposés par notre groupe, disposant pourtant d’une portée transversale et relevant donc de la compétence de notre assemblée.
Suite à cette discussion houleuse en séance plénière, un membre du Vlaams Belang s’est tout de même porté candidat à la présidence de la Commission des matières transversales (compétences régionales). Le sénateur Philippe Dodrimont a alors questionné la capacité d’un membre issu de ce parti à présider les travaux de la commission. Il a souligné que les déclarations de ce parti quelques minutes auparavant lors de la séance plénière constituaient une menace sérieuse pour l’intégrité de nos institutions et leur bon fonctionnement.
« Nous ne pouvons confier la présidence de cette commission à un parti qui, à peine 30 minutes plus tôt, menaçait directement le fonctionnement de nos institutions démocratiques en refusant de prendre en considération des textes. Le MR s’oppose fermement à la nomination d’un membre du Vlaams Belang à la présidence de la commission des matières transversales. » a-t-il déclaré.
Le chef de groupe du MR au Sénat, Gaëtan Van Goidsenhoven, a ajouté : « Nous défendons l’importance d’un Sénat fonctionnel, où chaque entité fédérée peut être représentée sans qu’un parti remette en question l’unité et la stabilité de notre pays. »
Valérie De Bue, présidente du Sénat, a rappelé lors de son discours en séance plénière l’importance de la coopération au sein de cette institution :
« L’utilité du Sénat ne peut se résumer à une économie budgétaire. Nos communautés et régions, bien que diverses, doivent se rencontrer, discuter et collaborer. C’est là que réside la véritable force du fédéralisme de coopération, un modèle unique en son genre qui trouve ici au Sénat l’une de ses plus importantes incarnations. »
Le Mouvement Réformateur reste plus que jamais attaché au bon fonctionnement du Sénat et ses compétences sur les questions transversales utiles au dialogue entre les différentes entités belges. Nous appelons toutes les forces démocratiques à condamner les tentatives de déstabilisation de nos institutions par des partis n’en respectant pas les valeurs.
https://www.mrsenat.be/wp-content/uploads/2024/10/IMG_5276-e1728403809717.jpg8641064Olaf Vanhttps://www.mrsenat.be/wp-content/uploads/2023/09/Logo-senat.jpgOlaf Van2024-10-08 18:10:492024-10-08 18:10:49Le MR s’oppose à la présidence d’une commission par un membre du Vlaams Belang
Le Groupe MR au Sénat est fier d’annoncer que la Commission européenne a salué son rapport d’information sur les marchés publics, reconnaissant son importance et son utilité dans la réflexion à venir au niveau européen. Ce rapport, élaboré après une série d’auditions d’experts et de consultations approfondies, propose des réformes majeures pour améliorer l’accès des PME aux marchés publics en Belgique.
Une reconnaissance européenne pour un travail essentiel
La reconnaissance de la Commission européenne souligne l’impact potentiel de ce rapport non seulement pour la Belgique, mais aussi pour l’ensemble de l’Union européenne. Les marchés publics représentent en Belgique plus de 60 milliards d’euros, soit environ 10 à 15 % du produit national brut (PNB). Ce secteur est crucial pour l’économie, mais de nombreuses PME sont actuellement freinées par des procédures administratives complexes et des critères restrictifs.
56 recommandations pour des marchés publics plus accessibles
Le rapport du Groupe MR au Sénat propose 56 recommandations pour simplifier et rendre plus accessibles les marchés publics aux PME. Parmi les mesures clés figurent :
Simplification des procédures administratives : Pour réduire les obstacles qui découragent les PME de participer aux marchés publics.
Amélioration de la formation des acteurs : Pour mieux préparer les entreprises aux exigences des marchés publics.
Diversification des critères d’attribution : Pour inclure des critères basés sur la qualité et l’impact environnemental, au-delà du seul prix.
Réduction des délais de paiement : Pour soulager les PME et améliorer leur trésorerie.
Optimisation des outils numériques : Pour rendre les plateformes comme e-procurement plus intuitives et accessibles.
Un engagement fort pour les réformes
Philippe Dodrimont, rapporteur du rapport, explique : « Ce travail montre que le Sénat peut jouer un rôle clé en apportant des solutions concrètes aux défis économiques actuels. La reconnaissance de la Commission européenne est une validation de nos efforts et renforce notre détermination à faire adopter ces réformes. »
Gaëtan Van Goidsenhoven, chef du groupe MR au Sénat, ajoute : « Notre mission est claire : simplifier l’accès aux marchés publics pour toutes les entreprises, en particulier les PME qui sont le cœur de notre économie. Nous continuerons à pousser pour l’adoption rapide de ces réformes dès le début de la prochaine législature. »
https://www.mrsenat.be/wp-content/uploads/2024/09/1.jpg10801080Olaf Vanhttps://www.mrsenat.be/wp-content/uploads/2023/09/Logo-senat.jpgOlaf Van2024-09-10 11:34:192024-09-10 11:37:43Le Sénat salué par la Commission européenne pour son rapport sur les marchés publics : vers une réforme en faveur des PME
Nous sommes heureux d’annoncer que Viviane Teitelbaum a été élue vice-présidente de la délégation belge auprès de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN. Notre représentante pourra défendre activement les valeurs démocratiques et les intérêts de la Belgique.
Cette élection représente une reconnaissance de son engagement constant pour la défense des valeurs démocratiques, de la sécurité et des droits humains, tant en Belgique que sur la scène internationale.
En tant que vice-présidente de la délégation belge, Viviane Teitelbaum aura l’opportunité de jouer un rôle clé au sein de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN. Ce forum unique rassemble des parlementaires des pays membres de l’OTAN pour discuter de questions cruciales telles que la sécurité collective, la défense des droits fondamentaux, et la promotion de la paix et de la stabilité internationales. Grâce à sa détermination et à son expertise, elle contribuera à faire entendre la voix de la Belgique sur la scène internationale et à défendre les intérêts de nos citoyens dans un contexte mondial de plus en plus complexe.
La délégation belge à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN joue un rôle fondamental dans la promotion du dialogue et de la coopération entre les parlementaires des pays membres. À travers des débats constructifs, des résolutions et des recommandations, la délégation œuvre pour renforcer les liens entre les nations et s’assurer que les principes de démocratie, de liberté et de droits humains restent au cœur des discussions de l’OTAN.
Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des prochaines étapes et des activités à venir de la délégation.
https://www.mrsenat.be/wp-content/uploads/2024/08/Sans-titre-Publication-Instagram.jpg10801080Olaf Vanhttps://www.mrsenat.be/wp-content/uploads/2023/09/Logo-senat.jpgOlaf Van2024-08-29 13:52:282024-08-29 14:23:25Viviane Teitelbaum élue vice-présidente de la délégation belge à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN
Aujourd’hui, Valérie De Bue a été désignée Présidente du Sénat, prête à relever les défis avec détermination. Son discours a souligné l’importance du fédéralisme coopératif et la nécessité de réformer notre institution pour mieux servir notre pays.
Retrouvez ici son discours
Chers collègues,
C’est avec un immense sentiment de gratitude et un profond sens des responsabilités que je monte à cette tribune, honorée par la confiance que vous m’avez témoignée en m’élisant présidente du Sénat de Belgique.
Nous traversons une période marquée par des incertitudes et des interrogations suscitant de profonds débats sur l’avenir de notre institution. Les discussions en cours dans le cadre de la formation du gouvernement fédéral sur le futur de notre Assemblée reflètent la diversité des opinions et des visions pour notre pays.
Certains parmi nous plaident pour son abolition, d’autres souhaitent sa modernisation, et certains encore envisagent de le renforcer. Il est clair que le chemin à venir est semé de défis et de décisions cruciales.
Aujourd’hui, le Sénat existe toujours. Et tant qu’il sera en place, notre devoir est de le faire fonctionner de la meilleure manière possible. Notre mission reste de représenter fidèlement les entités fédérées au niveau fédéral, d’assurer un dialogue constructif entre elles et de travailler pour le bien commun de notre nation.
La transformation de la Belgique en 1993 en un État fédéral a conduit à une profonde réforme du bicaméralisme que nous connaissions jusqu’alors. Notre Sénat a été conçu pour être le creuset du fédéralisme coopératif. Comme l’ont indiqué certains constitutionnalistes lors de travaux menés pendant la législature précédente : « approfondir le fédéralisme, c’est renforcer la seconde chambre, et non la détruire. Le Sénat doit être pensé non seulement comme une branche du pouvoir législatif fédéral, mais aussi comme l’instance où un fédéralisme approfondi et consensuel peut se déployer ».
Le Sénat a toujours été une chambre de réflexion, un lieu où les idées peuvent être mûries et où les politiques peuvent être analysées en profondeur. C’est ce rôle de réflexion et de modération que nous devons continuer à jouer, alors même que notre avenir est débattu. Nous devons être une force stabilisatrice, un phare de raison dans des temps parfois troublés, à l’heure où les démocraties rencontrent de plus en plus d’entraves et de nombreuses remises en question.
En envisageant l’avenir de notre institution, nous devons être ouverts à de nouvelles pistes de réforme pour le Sénat.
Une idée pourrait être de réformer le Sénat pour en faire l’instance capable d’engager le pays dans l’ordre international, évitant ainsi la nécessité de faire entériner ses engagements dans chacune des entités fédérales, régionales et communautaires.
Ou encore, le Sénat pourrait devenir l’instance où seraient décidées les répartitions de charges entre les différentes entités du pays, qu’elles soient budgétaires, environnementales ou autres.
Il pourrait aussi constituer la chambre d’arbitrage en cas de différends et de litiges entre les entités fédérales.
Une autre piste intéressante serait de faire en tout ou en partie du Sénat une assemblée composée de citoyens. Cette innovation renforcerait notre démocratie en impliquant directement les citoyens dans le processus législatif, apportant une nouvelle perspective et une légitimité renouvelée à notre institution.
Chers collègues, les idées ne manquent pas et je suis convaincue que, quel que soit le sort réservé à notre institution, notre travail ici, maintenant et à l’avenir reste essentiel. Nous avons l’opportunité de démontrer notre valeur et notre pertinence à travers nos actions et nos décisions.
En tant que présidente, je m’engage à encourager un climat de travail inclusif et respectueux. Chaque voix doit être entendue, chaque opinion démocratique respectée. C’est par ce dialogue ouvert et constructif que nous pourrons trouver des solutions innovantes, équilibrées et durables.
Enfin, je souhaite réitérer mon engagement à travailler avec chacun d’entre vous dans un esprit de transparence et de collaboration.
Je vous remercie pour votre confiance et souhaite à ceux qui ont l’occasion d’en prendre, d’excellentes vacances.
https://www.mrsenat.be/wp-content/uploads/2024/07/260724_6029.jpg19201920Olaf Vanhttps://www.mrsenat.be/wp-content/uploads/2023/09/Logo-senat.jpgOlaf Van2024-07-25 17:57:012024-07-25 17:57:01Valérie De Bue désignée Présidente du Sénat
Je jure d’observer la Constitution / Ik zweer de Grondwet na te leven / Ich schwöre die Verfassung zu beachten.
Aujourd’hui, prestation de serment au Sénat : le Président Georges-Louis Bouchez prolonge Gaëtan Van Goidsenhoven comme chef de groupe et désigne Viviane Teitelbaum comme sénatrice cooptée.
Jean-Paul Wahl a présidé la séance, et Liesa Scholzen en tant que Vice-Présidente.
Nos sénatrices et sénateurs
Marie-Christine Marghem
Philippe Dodrimont
Anne-Charlotte d’Ursel
Jean-Paul Wahl
Valérie De bue
Gaëtan Van Goidsenhoven
Stéphanie Thoron
Viviane Teitelbaum
Liesa Scholzen
Grâce à leur expertise et à leur dévouement, nous avons la certitude qu’ils porteront haut les couleurs de notre mouvement et qu’ils contribueront à façonner une société plus juste et plus prospère.
Le Sénat joue un rôle crucial dans le fonctionnement de notre démocratie. En tant que chambre de réflexion, il est chargé d’examiner les lois, d’offrir une expertise approfondie et de représenter les entités fédérées, assurant ainsi un équilibre entre les différents niveaux de gouvernement.
https://www.mrsenat.be/wp-content/uploads/2024/07/Design-sans-titre.jpg10801080Olaf Vanhttps://www.mrsenat.be/wp-content/uploads/2023/09/Logo-senat.jpgOlaf Van2024-07-18 15:21:012024-07-18 20:47:05Nos sénatrices et sénateurs ont été désignés !
Le Groupe MR au Sénat est fier d’annoncer l’adoption d’une résolution ce vendredi 17 mai 2024, portant sur l’amélioration de l’intégration des personnes porteuses de déficience mentale dans notre société.
Cette résolution, fruit d’une collaboration entre Special Olympics Belgium et le Groupe MR, marque une avancée significative dans la reconnaissance des droits et l’inclusion de ces personnes.
Ce projet a débuté il y a cinq ans, initié par Special Olympics Belgium avec l’appui de la Faculté de Droit de la KUL, notamment par le travail remarquable des étudiants Beeckman et Vincke sous la supervision du Professeur Hendricks. Leur engagement a été crucial dans la mise en forme de cette résolution qui fut d’abord adoptée par la Commission des matières transversales, grâce aux efforts continus de Special Olympics Belgium et de nos sénateurs.
La résolution adoptée s’inscrit dans le cadre de l’article 22ter de la Constitution belge, qui soutient les aménagements raisonnables pour les personnes en situation de handicap. Elle répond également à divers engagements internationaux, tels que la Convention des Nations Unies relative aux Droits des personnes handicapées et la Charte sociale européenne.
Les demandes formulées dans la résolution comprennent l’amélioration de l’accompagnement et de l’intégration des personnes ayant un handicap mental en Belgique, ainsi que la mise en œuvre de la stratégie européenne pour les droits des personnes handicapées. Elle promeut également l’inclusion des personnes porteuses d’un handicap mental dans les organes décisionnels du sport, de la culture et dans le monde professionnel via des entreprises de travail adapté (ETA).
Dominique Dehaene, directeur national de Special Olympics Belgium, souligne l’importance de cette résolution : « Cette résolution est un pas historique vers une société plus inclusive et équitable. Elle reflète l’engagement de la Belgique à améliorer les conditions de vie des personnes porteuses d’un handicap mental et à promouvoir leur pleine participation à la vie sociale, économique et culturelle de notre pays. »
Le sénateur Philippe Dodrimont a déclaré : « Cette proposition est le fruit d’un travail rigoureux et d’une collaboration étroite avec l’organisation Special Olympics, dont l’engagement indéfectible pour l’inclusion par le sport nous inspire tous. Cette résolution n’est pas seulement un document législatif, c’est un engagement vers une société plus juste et équitable car chaque mesure que nous proposons vise à renforcer l’autonomie et l’inclusion des personnes avec déficience mentale dans tous les aspects de la vie sociale et professionnelle. »
Special Olympics Belgium, branche belge du plus grand mouvement mondial en faveur des personnes handicapées intellectuelles, continue de changer des vies par le sport et de promouvoir l’intégration sociale depuis sa création en 1968 aux États-Unis. Aujourd’hui, Special Olympics est un mouvement international présent dans 193 pays, réunissant plus de 5,5 millions d’athlètes. En Belgique, Special Olympics compte 20.000 athlètes, soutenant la réalisation de leurs rêves olympiques et œuvrant pour devenir un moteur de changement pour une société inclusive.
Nous sommes honorés de faire partie de cette initiative et nous engageons à continuer notre collaboration pour une société où l’inclusion n’est pas une option mais une réalité pour tous.
https://www.mrsenat.be/wp-content/uploads/2024/05/dbbaeba2-9c3b-40bf-8f86-5d6634515ca6.jpg888888Olaf Vanhttps://www.mrsenat.be/wp-content/uploads/2023/09/Logo-senat.jpgOlaf Van2024-05-17 18:04:152024-05-17 18:52:43Adoption d’une résolution en Partenariat avec Special Olympics Belgium : amélioration de l’intégration des personnes porteuses d’une déficience mentale
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Lors de la dernière séance plénière du Sénat du vendredi 17 mai, notre chef du groupe MR Gaëtan Van Goidsenhoven a pris la parole pour affirmer sa défense vigoureuse de l’institution.
Son discours a réitéré notre engagement envers le renforcement et la préservation du rôle du Sénat, en réponse aux velléités de suppression émanant de certains partis politiques.
Voici le texte intégral de son intervention.
Madame la Présidente,
Madame la Vice-Première Ministre,
Chers collègues,
NON, le Sénat ne sera pas supprimé, telle est la volonté clairement affirmée par les deux autres branches du pouvoir législatif, que sont la Chambre et le Gouvernement.
En effet, la Chambre a voté sa liste des articles ouverts à révision le 8 mai dernier. Dans son rôle de préconstituant et en ce qui concerne les articles relatifs au Sénat, elle n’a pas souhaité intégrer les articles 36 et 143 §2 de la Constitution. Le Gouvernement n’a rien fait d’autre en arrêtant sa liste.
L’enseignement que nous pouvons tirer de cela est que ces deux branches du pouvoir législatif, dans leur rôle de préconstituant, ont clairement pour objectif de réformer, mais non pas de supprimer le Sénat.
En effet, l’article 36 de la Constitution stipule : « Le pouvoir législatif fédéral s’exerce collectivement par le Roi, la Chambre des représentants et le Sénat. »
L’article 143 §2, quant à lui, précise : « Le Sénat se prononce, par voie d’avis motivé, sur les conflits d’intérêts entre les assemblées qui légifèrent par voie de loi, de décret ou de règle visée à l’article 134, dans les conditions et suivant les modalités qu’une loi adoptée à la majorité prévue à l’article 4, dernier alinéa, détermine. »
Les annonceurs de l’apocalypse pour notre institution y sont donc pour leurs frais. N’est-ce pas, Madame la Présidente ?
Le groupe MR ne peut que se féliciter de cette volonté de réformer efficacement notre institution. Puisque nous ne disions pas autre chose dans notre proposition de déclaration de révision de la Constitution en vue de la transformation du Sénat en une assemblée de décision rassemblant les différentes entités du pays – n°7-519.
Cette proposition suggère d’ailleurs que :
le Sénat devienne l’assemblée de décision où seront impliquées les différentes entités du royaume, pour engager notre pays dans l’ordre international, sans qu’il faille encore entériner ces engagements dans chacune des entités fédérales, régionales et communautaires,
le Sénat puisse devenir une chambre d’arbitrage en cas de conflits entre entités fédérales et fédérées. Car la Belgique n’a pas actuellement de mécanismes efficaces pour décider et arbitrer en cas de désaccords persistants entre les différentes entités fédérales et fédérées. Le Sénat réformé est donc présenté comme une solution potentielle à ce problème.
le Sénat réformé soit chargé de faire vivre et animer le modèle fédéral de la Belgique. Il servirait également de forum où les ministres rendraient compte collectivement des décisions prises par le Comité de concertation, qui est responsable des questions de compétences partagées entre le gouvernement fédéral et les entités fédérées.
le Sénat soit composé d’élus de la Chambre des représentants et des entités fédérées, représentant la proportion de ces entités dans le pays. La proposition suggère la suppression des sénateurs cooptés.
le Sénat retrouve un rôle dans les débats sur les questions éthiques sensibles. Cela pourrait être réalisé en renforçant son droit d’évocation sur ces sujets, ce qui signifie qu’il aurait le pouvoir de réexaminer et de prendre des décisions finales sur les questions éthiques importantes.
Par contre, nous ne sommes évidemment pas étonnés que des partis nationalistes et extrémistes prônent la suppression de notre assemblée, étant donné que leur but clairement affiché est de systématiquement affaiblir la maison Belgique.
Nous sommes clairement dubitatifs par rapport au boycott de nos travaux qu’ils ont exercé lors de cette législature, alors que dans le même temps, ils ont continué à profiter des avantages liés à la présence de leurs groupes dans notre assemblée. Cette attitude laisse à tout le moins perplexe.
Le Sénat est sur le point de voter sa propre proposition de déclaration de révision de la Constitution.
L’inclusion de l’article 7bis est saluée par notre groupe. Cet article permettrait d’intégrer le principe de neutralité de l’État à l’avenir, crucial pour la paix sociale et la pluralité des convictions.
La présence de l’article 195 de la Constitution dans le projet du Gouvernement découle de l’accord de gouvernement qui stipulait qu’au moins cet article 195, qui régit la procédure de révision de la Constitution, devait être inclus. Le Gouvernement a tenu parole et il a donc inclus cet article dans la déclaration finale de révision.
La possibilité de réviser cet article 195 constitue donc un point de départ important pour, en particulier, poursuivre l’élaboration d’une nouvelle structure étatique, avec une répartition plus homogène et plus efficace des compétences, et respectant les principes de subsidiarité et de solidarité interpersonnelle.
Les entités fédérées devraient ainsi être renforcées dans leur autonomie et le niveau fédéral dans son pouvoir. En tout cas, c’est le désir de mon groupe de faire fonctionner notre pays.
Ce faisant, mon groupe exprime le souhait qu’une révision de l’article 195 soit traitée avec la plus grande prudence.
Concernant les droits fondamentaux énoncés dans le titre II, le Gouvernement a pris en compte le débat actuel sur la nécessité de renforcer leur protection.
Il est crucial de reconnaître que les droits fondamentaux ne sont pas figés et doivent être constamment réévalués à la lumière des évolutions sociales, politiques, scientifiques et technologiques.
Dans ce contexte, il est clair qu’une révision des droits fondamentaux pour les mettre en phase avec la réalité contemporaine est nécessaire. Cependant, cette adaptation doit être menée avec précaution et discernement afin de garantir que les droits ne soient pas amoindris mais au contraire renforcés.
Quant aux articles ciblés, le Gouvernement a identifié plusieurs d’entre eux qui, à notre avis, nécessitent une révision afin de les rendre conformes à la réalité actuelle.
Madame la Présidente, Madame la Vice-Première Ministre, Chers collègues, mon groupe est convaincu que la déclaration de révision que nous allons adopter aujourd’hui est un bon point de départ pour la révision de notre Constitution. Elle tient compte des préoccupations actuelles de la société et vise à renforcer les droits fondamentaux et à adapter notre système juridique à la réalité actuelle.
Nous demeurons convaincus que nous pourrons travailler ensemble de manière constructive pour mener à bien ce processus de révision et garantir que notre Constitution reste un cadre solide pour notre démocratie et nos valeurs fondamentales.
Je vous remercie pour votre attention.
https://www.mrsenat.be/wp-content/uploads/2024/05/05-5.jpg19201920Olaf Vanhttps://www.mrsenat.be/wp-content/uploads/2023/09/Logo-senat.jpgOlaf Van2024-05-17 17:56:322024-05-17 17:56:32Défense et vision pour l’avenir de l’institution : discours de Gaëtan Van Goidsenhoven
Rencontre avec le groupe des ambassadeurs francophones
/dans Georges-Louis Bouchez, Gaëtan Van Goidsenhoven, Actualités.
La francophonie, c’est bien plus qu’une langue ; c’est un lien culturel puissant qui rassemble des peuples autour de valeurs partagées de paix, de démocratie et de solidarité. Hier, la Présidente du Sénat Valérie De Bue a accueilli le groupe des ambassadeurs francophones, un moment fort en échanges et en diversité.
La francophonie est un espace dynamique, où se construisent des ponts entre les cultures, favorisant le dialogue et l’entraide. Nous sommes fiers de faire partie de cet espace et de contribuer activement à son développement et à sa pérennité.
Retrouvez ici le discours complet qui célèbre cette union francophone et réaffirme notre engagement envers un avenir commun et harmonieux.
Discours de Madame la Présidente du Sénat – Rencontre avec le Groupe des Ambassadeurs francophones de Bruxelles
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Chers représentants de l’Organisation internationale de la Francophonie,
Madame l’Ambassadeur de Roumanie, Présidente du Groupe des Ambassadeurs francophones,
C’est un honneur et un plaisir de vous accueillir aujourd’hui au Sénat belge. Je souhaite avant tout remercier la Roumanie, qui assure actuellement la présidence de votre Groupe, ainsi que la Représentation de l’Organisation internationale de la Francophonie auprès de l’Union européenne pour son engagement en faveur de la Francophonie et de la diversité linguistique à Bruxelles.
La Belgique est un pays au carrefour des cultures et des langues, et notre Sénat incarne cette richesse et cette pluralité. Le Sénat belge n’est pas seulement une chambre législative, c’est aussi un lieu privilégié de dialogue, d’information et de rencontre entre les différentes entités fédérées de notre pays. Nous sommes un point d’ancrage essentiel dans le paysage institutionnel belge.
L’une des contributions les plus marquantes du Sénat est notre rôle dans la production de rapports d’information. Ces rapports permettent aux parlementaires d’analyser des enjeux sociétaux et politiques majeurs, d’établir des ponts entre les niveaux de pouvoir, et de proposer des recommandations pour l’avenir. Ils couvrent des thématiques essentielles allant de la justice sociale à l’économie, en passant par la santé publique. Dans un pays complexe comme le nôtre, avec ses trois régions et ses trois communautés linguistiques, ces rapports permettent de forger des consensus et d’orienter les politiques publiques.
Priorités législatives
Transition énergétique et environnement : La Belgique met l’accent sur des politiques environnementales ambitieuses dans le cadre de l’Accord de Paris, avec des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’investissement dans les énergies renouvelables.
Réformes économiques : La Belgique cherche à réformer son système fiscal pour encourager les investissements et soutenir la croissance économique, tout en réduisant la dette publique.
Social et bien-être : Le pays met en œuvre des réformes dans le secteur de la santé, de l’éducation et des pensions afin d’améliorer le bien-être des citoyens, tout en affrontant des défis démographiques et sociaux.
En outre, le Sénat est un lieu de dialogue privilégié entre les entités fédérées. C’est ici que nous nous retrouvons pour discuter des défis communs, qu’ils concernent la santé, l’enseignement, ou encore la coopération internationale. Nous avons, dans cette chambre, la responsabilité de rassembler les voix de toutes les régions et communautés du pays, ce qui renforce notre rôle de trait d’union institutionnel. Ce dialogue est d’autant plus précieux dans un moment politique délicat comme celui que traverse la Belgique aujourd’hui.
En effet, nous sommes en pleine période de formation du gouvernement fédéral, suite aux élections du 9 juin dernier. Ces négociations, comme vous le savez, sont toujours complexes dans notre pays. La composition de nos gouvernements exige non seulement un équilibre entre les différentes forces politiques, mais également une représentation juste de toutes les sensibilités régionales et communautaires. Ce processus, bien que parfois long, est une manifestation de la démocratie belge dans toute sa diversité. Notre Sénat, par son rôle consultatif, offre un espace de réflexion serein pour que cette diversité puisse s’exprimer pleinement.
Actualités politiques en Belgique
Instabilité politique : La Belgique fait face à une instabilité politique avec des négociations gouvernementales complexes, dues à la diversité des partis politiques qui représentent différentes régions linguistiques (flamands, wallons, germanophones) et des visions politiques variées.
Réformes institutionnelles : Le pays continue d’évoluer en matière de réformes institutionnelles, notamment en ce qui concerne l’autonomie des régions (Flandre, Wallonie, Bruxelles) et les relations entre les niveaux fédéral et régionaux.
Questions communautaires : Les tensions entre les communautés linguistiques, particulièrement entre les Flamands et les francophones, continuent d’affecter le débat politique, notamment en ce qui concerne les questions de financement, de répartition des pouvoirs et de représentation.
Cette diversité, qu’elle soit politique, culturelle ou linguistique, fait écho à un autre grand principe que nous partageons au sein de la Francophonie : le multilinguisme et la diversité culturelle. La Belgique, avec ses trois langues officielles, est un exemple vivant de la cohabitation harmonieuse des cultures. En ce sens, notre appartenance à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est un prolongement naturel de cette pluralité.
Le français, ici, est l’une des langues nationales, mais il est aussi un vecteur de dialogue international. Par la Francophonie, nous sommes connectés à un espace culturel, linguistique et politique qui s’étend bien au-delà de nos frontières. Cet espace est un lieu d’échange et de solidarité, et c’est grâce à lui que nous parvenons à promouvoir des valeurs aussi universelles que la paix, la démocratie et les droits de l’homme.
La Francophonie, par son attachement à la diversité linguistique, est une plateforme unique où cohabitent plusieurs langues, cultures et identités. C’est une richesse que nous devons valoriser, car le multilinguisme est un gage de tolérance et de compréhension mutuelle. Ici en Belgique, nous vivons cette diversité au quotidien. Bruxelles, ville siège de nombreuses institutions européennes, est le carrefour de ces multiples influences, où le français côtoie l’anglais, le néerlandais, l’allemand et bien d’autres langues.
Je tiens à souligner que cette diversité n’est pas un obstacle, mais bien une force. Le multilinguisme enrichit nos sociétés, renforce notre capacité à dialoguer, à comprendre les différences et à bâtir des ponts entre les cultures. En ce sens, je me réjouis de la mission de l’OIF à Bruxelles, qui assure la promotion de cette diversité au sein des institutions européennes.
Multilinguisme en Belgique
La cohabitation des langues : La Belgique est un modèle de multilinguisme, où le néerlandais, le français et l’allemand sont les trois langues officielles. Ce multilinguisme est une richesse, mais crée aussi des défis dans la gestion des services publics et l’intégration des citoyens dans une société diverse.
Le rôle du français : En tant que langue de la majorité dans la région wallonne et à Bruxelles, le français reste un pivot dans les relations politiques et culturelles, malgré la forte présence du néerlandais en Flandre.
Les enjeux éducatifs : Le système éducatif belge doit répondre aux besoins linguistiques variés des élèves, avec un accent mis sur l’enseignement des langues étrangères dès le plus jeune âge pour promouvoir la mobilité et la compréhension interculturelle.
Pour conclure, permettez-moi de dire que le Sénat belge, par son fonctionnement et son histoire, est un miroir de ce que nous célébrons aujourd’hui : la diversité culturelle, linguistique et politique. Nous croyons fermement que cette diversité est la clé pour construire un monde plus juste et plus solidaire. Et c’est dans cet esprit que nous poursuivons notre engagement en faveur des valeurs de la Francophonie, tout en restant attachés à notre rôle d’arbitre institutionnel au sein du système fédéral belge.
Diversité culturelle et sociale
La diversité dans la société belge : La Belgique, avec ses communautés flamandes, wallonnes, et germanophones, ainsi que ses populations issues de l’immigration, incarne une diversité culturelle notable. Cette diversité se reflète dans les pratiques culturelles, gastronomiques, et artistiques qui enrichissent le pays.
Politiques d’intégration : La Belgique poursuit des efforts pour intégrer les minorités et les nouveaux arrivants tout en préservant la diversité culturelle, avec des programmes d’intégration qui visent à favoriser l’égalité des chances et à lutter contre les discriminations.
Les défis de la cohésion sociale : Malgré ces efforts, la Belgique fait face à des défis concernant la cohésion sociale, avec des tensions autour des questions d’immigration, de la laïcité, et de l’égalité des droits pour toutes les communautés, qu’elles soient linguistiques, culturelles ou religieuses.
Je vous remercie pour votre attention, et je vous souhaite des échanges fructueux durant cette rencontre.
Discours de Valérie De Bue à l’occasion de la commémoration de l’Armistice – 11 novembre 2024
/dans Georges-Louis Bouchez, Gaëtan Van Goidsenhoven, Actualités.
En ce 11 novembre, Valérie De Bue, Présidente du Sénat, a tenu un discours à l’occasion de la commémoration de l’Armistice, marquant les 106 ans de la fin de la Première Guerre mondiale.
Dans son allocution, elle a honoré la mémoire des soldats, résistants et civils qui ont sacrifié leur vie pour défendre la paix et la liberté, rappelant que ces valeurs fondamentales doivent être protégées avec détermination.
La Présidente a également souligné l’importance du devoir de mémoire, essentiel pour transmettre aux jeunes générations l’horreur de la guerre et la nécessité de préserver la paix. Avec une profonde reconnaissance envers les anciens combattants et les résistants présents, elle a encouragé les enfants à être les gardiens de ces idéaux, pour construire un avenir où la diplomatie et la solidarité priment sur la violence.
Discours de Mme Valérie De Bue, Présidente du Sénat, à l’occasion de la commémoration de l’Armistice – 11 novembre 2024
Mesdames et Messieurs les anciens combattants, résistants, prisonniers, ainsi que les membres de vos familles,
Mesdames et Messieurs les anciens combattants, résistants, prisonniers, ainsi que les membres de vos familles,
Chers enfants venus des différentes provinces de notre pays,
Chers enfants venus des différentes provinces de notre pays,
Aujourd’hui, nous nous réunissons en ce 11 novembre pour commémorer l’Armistice, signé il y a 106 ans, qui mit fin à la Première Guerre mondiale. Ce conflit, l’un des plus tragiques de notre histoire, a à jamais marqué le destin de la Belgique, de l’Europe et du monde.
C’est un moment de recueillement où nous honorons la mémoire de celles et ceux qui ont donné leur vie pour la paix et la liberté. C’est aussi un moment pour remercier, du fond du cœur, toutes celles et ceux qui ont lutté pour les regagner. Mais c’est aussi l’occasion de réaffirmer notre engagement à préserver ces valeurs d’humanité et de solidarité, durement apprises au prix d’immenses sacrifices.
Benjamin Franklin, l’un des pères fondateurs des États-Unis, nous rappelait : « Il n’y a jamais eu de bonne guerre ni de mauvaise paix. » Une vérité puissante, trop souvent ignorée encore aujourd’hui. Car oui, la guerre continue de ravager l’Ukraine, le Moyen-Orient, le Soudan et bien d’autres régions. Chaque jour, nous sommes témoins de la souffrance qu’elle engendre : à la télévision, dans nos villes, dans nos rues où des réfugiés arrivent, déracinés par la violence.
Dans une guerre, personne ne sort gagnant. On perd son travail, sa maison, son village, ses proches, parfois même sa vie. La grande leçon que nous tirons de chaque guerre est simple : « Plus jamais ça ! » La guerre ne construit rien, elle ne fait que détruire. C’est pourquoi il est tellement regrettable que cette leçon soit encore oubliée de nos jours.
Mais c’est aussi pour cela que je me réjouis qu’ici, chaque 11 novembre, de jeunes générations puissent rencontrer ceux qui ont vécu ces conflits. Des hommes et des femmes qui, en tant que combattants, résistants, prisonniers, ou même enfants, ont été témoins de l’horreur de la guerre. Ils étaient parfois plus jeunes que vous et portent en eux cette expérience douloureuse. Ces personnes sont précieuses, car elles sont la mémoire vivante de ce que la guerre détruit, et il est essentiel de les écouter pour ne pas répéter les erreurs du passé.
Je tiens également à vous rappeler, en particulier à ceux qui découvrent cet hémicycle pour la première fois, que cet endroit même a servi de tribunal militaire sous l’occupation allemande durant la Première Guerre mondiale. C’est ici que des citoyens, ayant eu le courage de résister à l’occupant, furent condamnés à mort. Un lieu chargé d’histoire et de mémoire.
Nos soldats et résistants, durant les deux guerres mondiales, n’ont pas seulement combattu pour défendre des frontières, mais pour défendre des idéaux. Ils se sont battus pour des valeurs universelles : la dignité humaine, la justice, la souveraineté des peuples, la démocratie. Leur combat nous rappelle que la liberté, loin d’être un acquis, est un bien précieux qu’il faut protéger constamment.
Le travail de mémoire que nous accomplissons aujourd’hui, en présence de nos anciens combattants et de nos jeunes, est fondamental. Il est de notre devoir de transmettre ces récits, ces luttes, ces sacrifices, pour qu’ils ne soient jamais oubliés. Vous, les jeunes, devez comprendre l’importance de la paix, de la solidarité, et devenir les témoins et les gardiens de ce passé.
Chers enfants, vous êtes l’avenir. Vous êtes les bâtisseurs du monde de demain, un monde sans guerre, un monde où la diplomatie et la solidarité triomphent de la violence et de l’intolérance. Aujourd’hui, nous devons renouveler notre engagement en faveur de la paix, mais aussi pour la défense des principes qui fondent nos sociétés libres. À vous, jeunes générations, je fais confiance pour devenir les messagers de ce souvenir, les porteurs de cette flamme d’espoir et de paix. Ne laissez jamais la guerre et la haine prendre le dessus. Soyez les artisans de ce monde que nous rêvons pour vous : un monde libre, juste et pacifique.
Mesdames et Messieurs, je vous souhaite des échanges enrichissants et inspirants.
Discours de la Présidente – Un appel au dialogue et à la coopération au Sénat
/dans Georges-Louis Bouchez, Gaëtan Van Goidsenhoven, Actualités.
Lors de la séance plénière du 8 octobre, Valérie De Bue, présidente du Sénat, a réaffirmé a réaffirmé l’importance du dialogue fédéral et du rôle du Sénat comme lieu de coopération et de compromis pour l’unité de notre pays. Bonne lecture !
Chers collègues,
C’est avec une grande une profonde reconnaissance que je me tiens de nouveau devant vous aujourd’hui, honorée par la confiance que vous me renouvelez en me portant à nouveau à la présidence du Sénat.
Depuis ma première élection, la situation politique en Belgique a évolué, et les défis auxquels nous sommes confrontés, eux, n’ont fait que croître.
Les discussions sur l’avenir de notre institution demeurent. Il est clair que le chemin qui nous attend est parsemé de défis et de décisions majeures. Mais pour l’instant nous avons la responsabilité de le faire fonctionner de manière optimale, dans le respect de notre Constitution et de notre rôle institutionnel.
L’utilité du Sénat ne peut toutefois pas se résumer à une économie budgétaire. Nos communautés et régions, bien que diverses, doivent se rencontrer, discuter et collaborer. C’est là que réside la véritable force du fédéralisme de coopération, un modèle unique en son genre, qui trouve ici, au Sénat, l’une de ses plus importantes incarnations.
Car, si la Belgique est riche de sa diversité, elle est forte de son unité dans le dialogue. Nous devons continuer à montrer que, même dans un pays aux multiples identités, la discussion et la recherche de solutions communes sont possibles et fructueuses.
Notre mission ici est claire : représenter fidèlement les entités fédérées au niveau fédéral, assurer un dialogue constructif entre elles et travailler sans relâche pour le bien commun de notre nation.
En tant que présidente, je m’engage à continuer de faire du Sénat cet espace de dialogue, où chaque voix est écoutée, où chaque idée mérite d’être débattue.
Le compromis à la belge, ce fameux équilibre délicat qui permet à notre pays de fonctionner malgré ses différences, est plus que jamais nécessaire. Chers collègues, il existe et il doit continuer à exister. Pour cela, nous devons travailler ensemble, avec détermination et en toute confiance.
Je vous remercie pour votre confiance renouvelée et suis impatiente de poursuivre ce travail collectif, au service de la Belgique et de toutes ses entités.
Merci.
Le MR s’oppose à la présidence d’une commission par un membre du Vlaams Belang
/dans Georges-Louis Bouchez, Gaëtan Van Goidsenhoven, Actualités.
Le Mouvement Réformateur (MR) exprime sa profonde inquiétude face à l’attitude de certains partis qui menacent de perturber le bon fonctionnement de l’assemblée. En séance plénière de ce 8 octobre, le Vlaams Belang s’est montré réticent à prendre en considération des textes déposés par notre groupe, disposant pourtant d’une portée transversale et relevant donc de la compétence de notre assemblée.
Suite à cette discussion houleuse en séance plénière, un membre du Vlaams Belang s’est tout de même porté candidat à la présidence de la Commission des matières transversales (compétences régionales). Le sénateur Philippe Dodrimont a alors questionné la capacité d’un membre issu de ce parti à présider les travaux de la commission. Il a souligné que les déclarations de ce parti quelques minutes auparavant lors de la séance plénière constituaient une menace sérieuse pour l’intégrité de nos institutions et leur bon fonctionnement.
« Nous ne pouvons confier la présidence de cette commission à un parti qui, à peine 30 minutes plus tôt, menaçait directement le fonctionnement de nos institutions démocratiques en refusant de prendre en considération des textes. Le MR s’oppose fermement à la nomination d’un membre du Vlaams Belang à la présidence de la commission des matières transversales. » a-t-il déclaré.
Le chef de groupe du MR au Sénat, Gaëtan Van Goidsenhoven, a ajouté : « Nous défendons l’importance d’un Sénat fonctionnel, où chaque entité fédérée peut être représentée sans qu’un parti remette en question l’unité et la stabilité de notre pays. »
Valérie De Bue, présidente du Sénat, a rappelé lors de son discours en séance plénière l’importance de la coopération au sein de cette institution :
« L’utilité du Sénat ne peut se résumer à une économie budgétaire. Nos communautés et régions, bien que diverses, doivent se rencontrer, discuter et collaborer. C’est là que réside la véritable force du fédéralisme de coopération, un modèle unique en son genre qui trouve ici au Sénat l’une de ses plus importantes incarnations. »
Le Mouvement Réformateur reste plus que jamais attaché au bon fonctionnement du Sénat et ses compétences sur les questions transversales utiles au dialogue entre les différentes entités belges. Nous appelons toutes les forces démocratiques à condamner les tentatives de déstabilisation de nos institutions par des partis n’en respectant pas les valeurs.
Le Sénat salué par la Commission européenne pour son rapport sur les marchés publics : vers une réforme en faveur des PME
/dans Georges-Louis Bouchez, Gaëtan Van Goidsenhoven, ActualitésLe Groupe MR au Sénat est fier d’annoncer que la Commission européenne a salué son rapport d’information sur les marchés publics, reconnaissant son importance et son utilité dans la réflexion à venir au niveau européen. Ce rapport, élaboré après une série d’auditions d’experts et de consultations approfondies, propose des réformes majeures pour améliorer l’accès des PME aux marchés publics en Belgique.
Une reconnaissance européenne pour un travail essentiel
La reconnaissance de la Commission européenne souligne l’impact potentiel de ce rapport non seulement pour la Belgique, mais aussi pour l’ensemble de l’Union européenne. Les marchés publics représentent en Belgique plus de 60 milliards d’euros, soit environ 10 à 15 % du produit national brut (PNB). Ce secteur est crucial pour l’économie, mais de nombreuses PME sont actuellement freinées par des procédures administratives complexes et des critères restrictifs.
56 recommandations pour des marchés publics plus accessibles
Le rapport du Groupe MR au Sénat propose 56 recommandations pour simplifier et rendre plus accessibles les marchés publics aux PME. Parmi les mesures clés figurent :
Un engagement fort pour les réformes
Philippe Dodrimont, rapporteur du rapport, explique : « Ce travail montre que le Sénat peut jouer un rôle clé en apportant des solutions concrètes aux défis économiques actuels. La reconnaissance de la Commission européenne est une validation de nos efforts et renforce notre détermination à faire adopter ces réformes. »
Gaëtan Van Goidsenhoven, chef du groupe MR au Sénat, ajoute : « Notre mission est claire : simplifier l’accès aux marchés publics pour toutes les entreprises, en particulier les PME qui sont le cœur de notre économie. Nous continuerons à pousser pour l’adoption rapide de ces réformes dès le début de la prochaine législature. »
Viviane Teitelbaum élue vice-présidente de la délégation belge à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN
/dans Gaëtan Van Goidsenhoven, Actualités*
Nous sommes heureux d’annoncer que Viviane Teitelbaum a été élue vice-présidente de la délégation belge auprès de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN. Notre représentante pourra défendre activement les valeurs démocratiques et les intérêts de la Belgique.
Cette élection représente une reconnaissance de son engagement constant pour la défense des valeurs démocratiques, de la sécurité et des droits humains, tant en Belgique que sur la scène internationale.
En tant que vice-présidente de la délégation belge, Viviane Teitelbaum aura l’opportunité de jouer un rôle clé au sein de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN. Ce forum unique rassemble des parlementaires des pays membres de l’OTAN pour discuter de questions cruciales telles que la sécurité collective, la défense des droits fondamentaux, et la promotion de la paix et de la stabilité internationales. Grâce à sa détermination et à son expertise, elle contribuera à faire entendre la voix de la Belgique sur la scène internationale et à défendre les intérêts de nos citoyens dans un contexte mondial de plus en plus complexe.
La délégation belge à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN joue un rôle fondamental dans la promotion du dialogue et de la coopération entre les parlementaires des pays membres. À travers des débats constructifs, des résolutions et des recommandations, la délégation œuvre pour renforcer les liens entre les nations et s’assurer que les principes de démocratie, de liberté et de droits humains restent au cœur des discussions de l’OTAN.
Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des prochaines étapes et des activités à venir de la délégation.
Valérie De Bue désignée Présidente du Sénat
/dans Gaëtan Van Goidsenhoven, ActualitésAujourd’hui, Valérie De Bue a été désignée Présidente du Sénat, prête à relever les défis avec détermination. Son discours a souligné l’importance du fédéralisme coopératif et la nécessité de réformer notre institution pour mieux servir notre pays.
Retrouvez ici son discours
Chers collègues,
C’est avec un immense sentiment de gratitude et un profond sens des responsabilités que je monte à cette tribune, honorée par la confiance que vous m’avez témoignée en m’élisant présidente du Sénat de Belgique.
Nous traversons une période marquée par des incertitudes et des interrogations suscitant de profonds débats sur l’avenir de notre institution. Les discussions en cours dans le cadre de la formation du gouvernement fédéral sur le futur de notre Assemblée reflètent la diversité des opinions et des visions pour notre pays.
Certains parmi nous plaident pour son abolition, d’autres souhaitent sa modernisation, et certains encore envisagent de le renforcer. Il est clair que le chemin à venir est semé de défis et de décisions cruciales.
Aujourd’hui, le Sénat existe toujours. Et tant qu’il sera en place, notre devoir est de le faire fonctionner de la meilleure manière possible. Notre mission reste de représenter fidèlement les entités fédérées au niveau fédéral, d’assurer un dialogue constructif entre elles et de travailler pour le bien commun de notre nation.
La transformation de la Belgique en 1993 en un État fédéral a conduit à une profonde réforme du bicaméralisme que nous connaissions jusqu’alors. Notre Sénat a été conçu pour être le creuset du fédéralisme coopératif. Comme l’ont indiqué certains constitutionnalistes lors de travaux menés pendant la législature précédente : « approfondir le fédéralisme, c’est renforcer la seconde chambre, et non la détruire. Le Sénat doit être pensé non seulement comme une branche du pouvoir législatif fédéral, mais aussi comme l’instance où un fédéralisme approfondi et consensuel peut se déployer ».
Le Sénat a toujours été une chambre de réflexion, un lieu où les idées peuvent être mûries et où les politiques peuvent être analysées en profondeur. C’est ce rôle de réflexion et de modération que nous devons continuer à jouer, alors même que notre avenir est débattu. Nous devons être une force stabilisatrice, un phare de raison dans des temps parfois troublés, à l’heure où les démocraties rencontrent de plus en plus d’entraves et de nombreuses remises en question.
En envisageant l’avenir de notre institution, nous devons être ouverts à de nouvelles pistes de réforme pour le Sénat.
Une idée pourrait être de réformer le Sénat pour en faire l’instance capable d’engager le pays dans l’ordre international, évitant ainsi la nécessité de faire entériner ses engagements dans chacune des entités fédérales, régionales et communautaires.
Ou encore, le Sénat pourrait devenir l’instance où seraient décidées les répartitions de charges entre les différentes entités du pays, qu’elles soient budgétaires, environnementales ou autres.
Il pourrait aussi constituer la chambre d’arbitrage en cas de différends et de litiges entre les entités fédérales.
Une autre piste intéressante serait de faire en tout ou en partie du Sénat une assemblée composée de citoyens. Cette innovation renforcerait notre démocratie en impliquant directement les citoyens dans le processus législatif, apportant une nouvelle perspective et une légitimité renouvelée à notre institution.
Chers collègues, les idées ne manquent pas et je suis convaincue que, quel que soit le sort réservé à notre institution, notre travail ici, maintenant et à l’avenir reste essentiel. Nous avons l’opportunité de démontrer notre valeur et notre pertinence à travers nos actions et nos décisions.
En tant que présidente, je m’engage à encourager un climat de travail inclusif et respectueux. Chaque voix doit être entendue, chaque opinion démocratique respectée. C’est par ce dialogue ouvert et constructif que nous pourrons trouver des solutions innovantes, équilibrées et durables.
Enfin, je souhaite réitérer mon engagement à travailler avec chacun d’entre vous dans un esprit de transparence et de collaboration.
Je vous remercie pour votre confiance et souhaite à ceux qui ont l’occasion d’en prendre, d’excellentes vacances.
Nos sénatrices et sénateurs ont été désignés !
/dans Gaëtan Van Goidsenhoven, ActualitésJe jure d’observer la Constitution / Ik zweer de Grondwet na te leven / Ich schwöre die Verfassung zu beachten.
Aujourd’hui, prestation de serment au Sénat : le Président Georges-Louis Bouchez prolonge Gaëtan Van Goidsenhoven comme chef de groupe et désigne Viviane Teitelbaum comme sénatrice cooptée.
Jean-Paul Wahl a présidé la séance, et Liesa Scholzen en tant que Vice-Présidente.
Nos sénatrices et sénateurs
Grâce à leur expertise et à leur dévouement, nous avons la certitude qu’ils porteront haut les couleurs de notre mouvement et qu’ils contribueront à façonner une société plus juste et plus prospère.
Le Sénat joue un rôle crucial dans le fonctionnement de notre démocratie. En tant que chambre de réflexion, il est chargé d’examiner les lois, d’offrir une expertise approfondie et de représenter les entités fédérées, assurant ainsi un équilibre entre les différents niveaux de gouvernement.
Adoption d’une résolution en Partenariat avec Special Olympics Belgium : amélioration de l’intégration des personnes porteuses d’une déficience mentale
/dans Gaëtan Van Goidsenhoven, Actualités, Philippe Dodrimont.
Le Groupe MR au Sénat est fier d’annoncer l’adoption d’une résolution ce vendredi 17 mai 2024, portant sur l’amélioration de l’intégration des personnes porteuses de déficience mentale dans notre société.
Cette résolution, fruit d’une collaboration entre Special Olympics Belgium et le Groupe MR, marque une avancée significative dans la reconnaissance des droits et l’inclusion de ces personnes.
Ce projet a débuté il y a cinq ans, initié par Special Olympics Belgium avec l’appui de la Faculté de Droit de la KUL, notamment par le travail remarquable des étudiants Beeckman et Vincke sous la supervision du Professeur Hendricks. Leur engagement a été crucial dans la mise en forme de cette résolution qui fut d’abord adoptée par la Commission des matières transversales, grâce aux efforts continus de Special Olympics Belgium et de nos sénateurs.
La résolution adoptée s’inscrit dans le cadre de l’article 22ter de la Constitution belge, qui soutient les aménagements raisonnables pour les personnes en situation de handicap. Elle répond également à divers engagements internationaux, tels que la Convention des Nations Unies relative aux Droits des personnes handicapées et la Charte sociale européenne.
Les demandes formulées dans la résolution comprennent l’amélioration de l’accompagnement et de l’intégration des personnes ayant un handicap mental en Belgique, ainsi que la mise en œuvre de la stratégie européenne pour les droits des personnes handicapées. Elle promeut également l’inclusion des personnes porteuses d’un handicap mental dans les organes décisionnels du sport, de la culture et dans le monde professionnel via des entreprises de travail adapté (ETA).
Dominique Dehaene, directeur national de Special Olympics Belgium, souligne l’importance de cette résolution : « Cette résolution est un pas historique vers une société plus inclusive et équitable. Elle reflète l’engagement de la Belgique à améliorer les conditions de vie des personnes porteuses d’un handicap mental et à promouvoir leur pleine participation à la vie sociale, économique et culturelle de notre pays. »
Le sénateur Philippe Dodrimont a déclaré : « Cette proposition est le fruit d’un travail rigoureux et d’une collaboration étroite avec l’organisation Special Olympics, dont l’engagement indéfectible pour l’inclusion par le sport nous inspire tous. Cette résolution n’est pas seulement un document législatif, c’est un engagement vers une société plus juste et équitable car chaque mesure que nous proposons vise à renforcer l’autonomie et l’inclusion des personnes avec déficience mentale dans tous les aspects de la vie sociale et professionnelle. »
Special Olympics Belgium, branche belge du plus grand mouvement mondial en faveur des personnes handicapées intellectuelles, continue de changer des vies par le sport et de promouvoir l’intégration sociale depuis sa création en 1968 aux États-Unis. Aujourd’hui, Special Olympics est un mouvement international présent dans 193 pays, réunissant plus de 5,5 millions d’athlètes. En Belgique, Special Olympics compte 20.000 athlètes, soutenant la réalisation de leurs rêves olympiques et œuvrant pour devenir un moteur de changement pour une société inclusive.
Nous sommes honorés de faire partie de cette initiative et nous engageons à continuer notre collaboration pour une société où l’inclusion n’est pas une option mais une réalité pour tous.
Défense et vision pour l’avenir de l’institution : discours de Gaëtan Van Goidsenhoven
/dans Gaëtan Van Goidsenhoven, Actualités.
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Lors de la dernière séance plénière du Sénat du vendredi 17 mai, notre chef du groupe MR Gaëtan Van Goidsenhoven a pris la parole pour affirmer sa défense vigoureuse de l’institution.
Son discours a réitéré notre engagement envers le renforcement et la préservation du rôle du Sénat, en réponse aux velléités de suppression émanant de certains partis politiques.
Voici le texte intégral de son intervention.
Madame la Présidente,
Madame la Vice-Première Ministre,
Chers collègues,
NON, le Sénat ne sera pas supprimé, telle est la volonté clairement affirmée par les deux autres branches du pouvoir législatif, que sont la Chambre et le Gouvernement.
En effet, la Chambre a voté sa liste des articles ouverts à révision le 8 mai dernier. Dans son rôle de préconstituant et en ce qui concerne les articles relatifs au Sénat, elle n’a pas souhaité intégrer les articles 36 et 143 §2 de la Constitution. Le Gouvernement n’a rien fait d’autre en arrêtant sa liste.
L’enseignement que nous pouvons tirer de cela est que ces deux branches du pouvoir législatif, dans leur rôle de préconstituant, ont clairement pour objectif de réformer, mais non pas de supprimer le Sénat.
En effet, l’article 36 de la Constitution stipule : « Le pouvoir législatif fédéral s’exerce collectivement par le Roi, la Chambre des représentants et le Sénat. »
L’article 143 §2, quant à lui, précise : « Le Sénat se prononce, par voie d’avis motivé, sur les conflits d’intérêts entre les assemblées qui légifèrent par voie de loi, de décret ou de règle visée à l’article 134, dans les conditions et suivant les modalités qu’une loi adoptée à la majorité prévue à l’article 4, dernier alinéa, détermine. »
Les annonceurs de l’apocalypse pour notre institution y sont donc pour leurs frais. N’est-ce pas, Madame la Présidente ?
Le groupe MR ne peut que se féliciter de cette volonté de réformer efficacement notre institution. Puisque nous ne disions pas autre chose dans notre proposition de déclaration de révision de la Constitution en vue de la transformation du Sénat en une assemblée de décision rassemblant les différentes entités du pays – n°7-519.
Cette proposition suggère d’ailleurs que :
Par contre, nous ne sommes évidemment pas étonnés que des partis nationalistes et extrémistes prônent la suppression de notre assemblée, étant donné que leur but clairement affiché est de systématiquement affaiblir la maison Belgique.
Nous sommes clairement dubitatifs par rapport au boycott de nos travaux qu’ils ont exercé lors de cette législature, alors que dans le même temps, ils ont continué à profiter des avantages liés à la présence de leurs groupes dans notre assemblée. Cette attitude laisse à tout le moins perplexe.
Le Sénat est sur le point de voter sa propre proposition de déclaration de révision de la Constitution.
L’inclusion de l’article 7bis est saluée par notre groupe. Cet article permettrait d’intégrer le principe de neutralité de l’État à l’avenir, crucial pour la paix sociale et la pluralité des convictions.
La présence de l’article 195 de la Constitution dans le projet du Gouvernement découle de l’accord de gouvernement qui stipulait qu’au moins cet article 195, qui régit la procédure de révision de la Constitution, devait être inclus. Le Gouvernement a tenu parole et il a donc inclus cet article dans la déclaration finale de révision.
La possibilité de réviser cet article 195 constitue donc un point de départ important pour, en particulier, poursuivre l’élaboration d’une nouvelle structure étatique, avec une répartition plus homogène et plus efficace des compétences, et respectant les principes de subsidiarité et de solidarité interpersonnelle.
Les entités fédérées devraient ainsi être renforcées dans leur autonomie et le niveau fédéral dans son pouvoir. En tout cas, c’est le désir de mon groupe de faire fonctionner notre pays.
Ce faisant, mon groupe exprime le souhait qu’une révision de l’article 195 soit traitée avec la plus grande prudence.
Concernant les droits fondamentaux énoncés dans le titre II, le Gouvernement a pris en compte le débat actuel sur la nécessité de renforcer leur protection.
Il est crucial de reconnaître que les droits fondamentaux ne sont pas figés et doivent être constamment réévalués à la lumière des évolutions sociales, politiques, scientifiques et technologiques.
Dans ce contexte, il est clair qu’une révision des droits fondamentaux pour les mettre en phase avec la réalité contemporaine est nécessaire. Cependant, cette adaptation doit être menée avec précaution et discernement afin de garantir que les droits ne soient pas amoindris mais au contraire renforcés.
Quant aux articles ciblés, le Gouvernement a identifié plusieurs d’entre eux qui, à notre avis, nécessitent une révision afin de les rendre conformes à la réalité actuelle.
Madame la Présidente, Madame la Vice-Première Ministre, Chers collègues, mon groupe est convaincu que la déclaration de révision que nous allons adopter aujourd’hui est un bon point de départ pour la révision de notre Constitution. Elle tient compte des préoccupations actuelles de la société et vise à renforcer les droits fondamentaux et à adapter notre système juridique à la réalité actuelle.
Nous demeurons convaincus que nous pourrons travailler ensemble de manière constructive pour mener à bien ce processus de révision et garantir que notre Constitution reste un cadre solide pour notre démocratie et nos valeurs fondamentales.
Je vous remercie pour votre attention.