L’accessibilité du banc d’épreuves des armes à feu

Situé à Liège, ce service unique en Belgique est un passage obligé pour toutes les armes à feu portatives du pays. Il devient cependant de plus en plus difficile d’y obtenir un rendez-vous. Une problématique abordée par Gaëtan Van Goidsenhoven dans une question écrite aux Vice-premiers ministres Van Quickenborne et Dermagne.

Les personnes concernées ne peuvent l’ignorer : en Belgique toute arme à feu portative doit passer par le banc d’épreuves, un service unique pour tout le Royaume situé à Liège. C’est là, en effet, que les armes sont toutes éprouvées individuellement et ce, conformément à l’article 10 de la loi du 24 mai 1888.

Celle-ci dispose que « nul ne peut vendre, exposer en vente, ni avoir dans ses magasins, boutiques ou ateliers, aucune arme ou partie d’arme sujette à l’épreuve, qui n’ait été éprouvée et marquée des poinçons que comporte son degré d’achèvement, conformément aux arrêtés royaux pris en exécution de l’article 9, 5°, de la présente loi ».

Oui mais voilà, comme le relève le Sénateur et chef de groupe MR Gaëtan Van Goidsenhoven, « il deviendrait de plus en plus difficile, voire même impossible, pour les propriétaires d’une arme à feu de pouvoir passer cette dernière au banc d’épreuve de Liège car il serait très difficile de pouvoir y obtenir un rendez-vous ».

Et le Sénateur anderlechtois de poursuivre : « Certains évoquent de grosses lacunes dans l’organisation des différents services et dans la communication de cette institution, ce qui engendre de nombreux retards dans le traitement des dossiers ».

Gaëtan Van Goidsenhoven a donc adressé deux questions écrites : la première à Vincent Van Quickenborne en sa qualité de Vice-premier ministre en charge notamment de la Justice et la seconde à Pierre-Yves Dermagne, Vice-premier ministre compétent pour l’Economie et le Travail. Il y fait part de trois interrogations:
1) Quelle est votre analyse de la situation ?
2) Est-il exact que le Banc d’épreuve des armes à feu de Liège connait de grosses lacunes dans l’organisation des différents services et au niveau de la communication ? Dans l’affirmative ou la négative pourriez-vous justifier votre réponse ?
3) Qu’envisagez-vous de faire pour combler les lacunes éventuelles au sein de cette institution fédérale ?
Les réponses sont attendues au plus tard le 17 décembre 2020.