Combien de crimes homophobes ?

Le Sénateur MR Alexander Miesen a questionné le Vice-premier ministre Van Quickenborne pour faire le point sur cette préoccupante question et le rôle du pouvoir judiciaire.

Mars 2021. David Polfliet, 42 ans, était retrouvé mort à Beveren. Il avait été piégé par plusieurs jeunes via une application de rencontre avant d’être brutalement battu.

« Le fait que les auteurs étaient des mineurs qui ont agi pour des motifs de haine envers les homosexuels a aggravé la situation, a relevé Alexander Miesen (MR) dans une question écrite adressée à Vincent Van Quickenborne (Open VLD), Vice-premier ministre, en charge de la Justice et de la Mer du Nord. Il est ainsi apparu clairement que certaines personnes dans notre société n’ont toujours pas réussi à accepter la question de l’amour entre personnes de même sexe. »

Le Sénateur germanophone ajoute que « ce meurtre aurait dû être un signal d’alarme pour les politiciens, dont la tâche essentielle est, entre autres, de garantir la sécurité de la population ». Et de préciser que « dans cette affaire, qui s’est déroulée tant dans la vie virtuelle que dans la vie réelle, c’est à nous, les représentants du peuple, d’agir. À cet égard, je me réfère également à une résolution que j’ai déposée avec certains collègues du Sénat sur le thème du cyberharcèlement. »

De quoi fonder les deux interrogations dont Alexander Miesen a fait part au Vice-premier ministre :

1) Combien de crimes (meurtres, homicides involontaires, crimes haineux) dans lesquels l’auteur a indiqué comme motif l’orientation sexuelle de la victime, ou tout lien entre cette même orientation et le crime, ont été enregistrés dans les années entre 2014 et 2020 ?
2) Selon vous, dans quelle mesure le pouvoir judiciaire peut-il également jouer un rôle préventif dans ce contexte ?
La réponse de Vincent Van Quickenborne est attendue théoriquement d’ici le 27 mai 2021.